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Sep 27 th, 2026
Dans le monde de la recherche quantitative, la France tient une place unique grâce à une tradition mathématique dynamique et à des institutions qui promouvrent le dialogue entre théorie et applications du risque https://ameriska.net/. Notre séminaire sur les mathématiques du risque s’inscrit pleinement dans ce paysage scientifique. Afin d’guider les chercheurs, les doctorants et les praticiens curieux, nous avons rassemblé dans cet article un ensemble de guides pratiques et de mises à jour sur l’actualité de la recherche française dans ce domaine. Nous y dressons un panorama des laboratoires, des approches innovantes, des collaborations interdisciplinaires et du rôle fédérateur de notre séminaire. L’objectif est de fournir une ressource utile pour quiconque souhaitant comprendre les dynamiques de la science du risque en France et y participer. Chaque section traite une facette essentielle du paysage actuel, depuis les héritages historiques jusqu’aux financements disponibles en passant par les dernières publications. Nous comptons ainsi offrir une boussole fiable pour naviguer dans la communauté française du risque.
Se positionner dans la recherche en mathématiques du risque requiert de connaître les canaux d’information et les procédures de candidature. La première démarche consiste à intégrer la liste de diffusion de notre séminaire et à examiner les archives pour s’initier avec les travaux en cours. Il est aussi conseillé de prendre part aux écoles d’été thématiques, telles que l’École d’Été de Probabilités de Saint-Flour ou les rencontres du Groupe de Travail Assurance et Risque, qui présentent une immersion intensive dans les techniques avancées. Le comité pousse particulièrement les doctorants en deuxième ou troisième année à proposer une proposition, car le séminaire constitue une vitrine devant des experts reconnus et peut déboucher sur des collaborations ou des offres de post-doctorat.
En ce qui concerne le financement, les jeunes chercheurs peuvent solliciter des bourses de mobilité auprès de l’ANR, du programme européen Horizon Europe ou des écoles doctorales, qui assument souvent les frais d’inscription et de déplacement pour les événements nationaux. Le CNRS propose également des contrats doctoraux fléchés sur les mathématiques du risque, en partenariat avec des entreprises via le dispositif CIFRE. Nous mettons régulièrement à jour sur notre site une page répertoriant ces opportunités, en mentionnant les dates limites et les montants indicatifs. Il est conseillé de préparer un dossier solide comprenant un projet de recherche détaillé, des lettres de recommandation et une note expliquant le lien avec les applications du risque.
Le paysage de la recherche française en mathématiques du risque a enregistré une suite d’avancées significatives ces derniers mois. Une équipe du LPSM a publié un article dans les Annales de l’Institut Henri Poincaré exposant une inédite classe de mesures de risque cohérentes adaptées aux portefeuilles de contrats d’assurance indexés sur des indices climatiques. De son côté, le CEREMADE a mis au point un algorithme de calibration de réseaux de neurones pour le risque de crédit utilisant des données haute fréquence, en collaboration avec la Banque de France. Ces travaux mettent en évidence une tendance de fond : l’hybridation entre la théorie statistique classique et les méthodes computationnelles modernes, qui autorise d’aborder des problèmes jusque-là hors de portée.
Ces évolutions consolident la visibilité internationale de la recherche française. Notre séminaire se joint à cette dynamique en prévoyant une session spéciale lors du prochain congrès Bachelier, où seront discutées les applications des processus de Hawkes à la cybersécurité. Les inscriptions sont déjà accessibles et les places limitées. Pour ne rien manquer de ces actualités, nous invitons les lecteurs à parcourir la rubrique « Mises à jour » de notre site et à souscrire à notre lettre d’information, qui propose des résumés accessibles des derniers résultats et annonce les événements à venir.
Il s’agit d’un cycle mensuel de conférences scientifiques, mis en place en format hybride, qui examine les outils mathématiques de quantification, de modélisation et de gestion des risques. Ouvert à tous, il connecte des chercheurs académiques, des doctorants et des praticiens autour de thématiques allant de l’assurance à la finance en passant par les risques climatiques. Chaque séance inclut un exposé suivi d’une discussion, et les enregistrements sont souvent mis en ligne librement.
Les séances sont ouvertes à toute personne désireuse, qu’elle soit chercheuse, étudiante ou professionnelle. L’inscription est offerte mais requise pour recevoir les informations de connexion.
Les places en salle étant réduites, une confirmation est transmise quelques jours avant la séance. Une pièce d’identité peut être exigée à l’entrée.
Un lien de visioconférence est communiqué aux inscrits la veille de l’événement. Les participants distants peuvent formuler leurs questions via le module de tchat.
Pas du tout, l’accès à toutes les séances ordinaires du séminaire est complètement gratuit. Seules certaines journées thématiques exceptionnelles ou des ateliers pratiques peuvent faire l’objet à une participation aux frais, qui est alors nettement annoncée plusieurs semaines à l’avance. Les étudiants et les membres des laboratoires partenaires disposent habituellement de tarifs réduits ou d’une exonération.
Les propositions d’exposé sont examinées par notre comité scientifique. Il suffit d’envoyer un résumé d’une page, accompagné d’une courte notice biographique, via le formulaire de contact du site. Nous préconisons de soumettre les propositions au moins six semaines avant la date envisagée. Les thèmes doivent s’inscrire dans le champ des mathématiques du risque, sans exclusive de discipline.
Le séminaire se tient essentiellement dans une salle de conférence mise à disposition par un institut partenaire à Paris, dont l’adresse exacte est communiquée après inscription. L’accès est facile en transports en commun, et des indications précises sont envoyées aux participants en présentiel. En période de forte affluence, un deuxième lieu peut être proposé ou la jauge peut être élargie grâce au format hybride.
En règle générale, oui, sous réserve l’accord de l’intervenant. Les vidéos sont par la suite hébergées sur notre site et demeurent accessibles librement pendant au moins un an. Cette politique permet constituer une bibliothèque de ressources pédagogiques et scientifiques, précieuse aussi bien aux chercheurs confirmés qu’aux étudiants souhaitant approfondir un sujet sans contrainte de calendrier.
Le séminaire aborde un éventail large de sujets quantitatifs : mesures de risque et dépendance, processus stochastiques, modélisation des événements extrêmes, risques climatiques et de long terme, cybersécurité, assurance non-vie, mathématiques financières et contrôle optimal. Aucune session ne traite de paris ou de jeux de hasard ; l’accent est porté exclusivement sur la rigueur mathématique et les applications concrètes dans les secteurs assurantiel, bancaire et industriel.
L’histoire des mathématiques du risque en France puise ses sources au début du XXe siècle, avec les travaux fondateurs de Louis Bachelier sur la théorie de la spéculation, puis avec les progrès de l’école probabiliste française conduite par Paul Lévy et plus tard Paul-André Meyer. Cette lignée intellectuelle a conduit la France à devenir un pôle majeur de la recherche en processus stochastiques, martingales et contrôle optimal, qui sous-tendent aujourd’hui les modèles de risque les plus avancés. L’écosystème actuel s’appuie sur des structures pérennes : le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l’Institut National de Recherche en Sciences et Technologies du Numérique (Inria) et de nombreuses unités mixtes avec les universités et les grandes écoles. Ces institutions garantissent un flux constant de jeunes talents formés aux mathématiques appliquées et une stabilité des financements qui favorise les projets de long terme.
Plusieurs laboratoires représentent des points de référence pour la communauté internationale. Le LPSM, situé sur le campus de Jussieu, unit probabilités et physique statistique pour représenter les événements rares, tandis que le CEREMADE excelle dans l’optimisation et les mathématiques de l’assurance. À Saclay, le laboratoire de mathématiques d’Orsay et le Centre de Mathématiques Appliquées de l’École polytechnique mettent au point des approches numériques avancées pour le calcul du risque. Ces équipes disposent d’un financement régulier par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et s’engagent dans des projets européens, ce qui leur assure d’attirer des doctorants et de maintenir une dynamique de publication soutenue. Cette toile d’interactions érige la France en terreau fertile pour les échanges autour des mathématiques du risque, que notre séminaire aide à dynamiser.
La recherche française en mathématiques du risque se distingue par sa capacité à assimiler des outils de plus en plus sophistiqués pour capter les phénomènes extrêmes et les dépendances complexes. L’utilisation des distributions à queues lourdes, telles que les lois de Pareto ou les lois α-stables, est désormais courante pour simuler les pertes sévères en assurance non-vie et en gestion des risques opérationnels. Parallèlement, la théorie des valeurs extrêmes connaît un regain d’intérêt grâce aux travaux effectués sur l’estimation des quantiles conditionnels et sur la modélisation conjointe de la fréquence et de la sévérité des sinistres. Ces approches sont souvent couplées à des méthodes de rééchantillonnage ou à des simulations de Monte Carlo séquentielles pour calculer des probabilités de ruine dans des portefeuilles hétérogènes.
L’introduction de l’apprentissage statistique a généré des perspectives nouvelles. Les réseaux de neurones profonds sont actuellement exploités pour répliquer des stratégies de couverture dans les marchés incomplets – le « deep hedging » – et pour calibrer rapidement des modèles à volatilité stochastique. Les réseaux génératifs antagonistes permettent de créer des scénarios de risque synthétiques qui satisfont des contraintes de dépendance complexes, sans recourir à des hypothèses paramétriques restrictives. Plusieurs projets soutenus par l’ANR, comme les programmes étudiant l’inférence profonde pour les stratégies quantitatives environnementales ou les méthodes mathématiques pour l’énergie, illustrent cette rencontre entre l’analyse stochastique et l’intelligence artificielle. Les équipes françaises contribuent activement à ces développements, en partageant leurs résultats lors de congrès internationaux et dans des revues de premier plan.
Les risques modernes dépassent largement les frontières des marchés financiers. L’intégration des enjeux climatiques, sanitaires ou numériques exige des liens solides entre la discipline mathématique et d’autres champs. En France, des organismes comme l’Institut Louis Bachelier (ILB), qui coordonne des programmes de recherche associant académiques et professionnels, ou le labex Mathématiques et Économie de la Décision (MME-DII), financent des projets à l’interface entre probabilités, économie et sciences de l’environnement. Ces projets ont abouti à des modèles de stress test climatique aptes à refléter des scénarios de transition énergétique sur les comptes des institutions financières, en s’appuyant sur des modèles stochastiques d’émissions et de trajectoires de température. La coopération avec des climatologues de l’IPSL permet de nourrir ces modèles avec des projections physiques rigoureuses, renforçant ainsi la crédibilité des estimations.
Un autre front majeur est celui concernant la modélisation des risques pandémiques et cyber. Des équipes de l’Université Paris-Dauphine et de l’ENSAE ont élaboré des modèles de transmission épidémique couplés à des dynamiques de marché pour estimer l’impact des confinements sur les portefeuilles d’assurance. En cybersécurité, la rareté des données d’incidents et la dépendance temporelle marquée poussent à l’utilisation de processus de Poisson marqués et de méthodes bayésiennes. Ces recherches mobilisent le savoir-faire du Centre de Mathématiques Appliquées de l’École polytechnique et du laboratoire de mathématiques de l’Inria. Notre séminaire illustre cette hybridation en invitant régulièrement des intervenants venant de la biologie, de la météorologie ou de l’ingénierie des réseaux, proposant ainsi une vision élargie du risque qui va au-delà de le seul prisme actuariel.
Notre séminaire sur les mathématiques du risque a été conçu comme un espace d’échange périodique entre chercheurs, doctorants, ingénieurs et toute personne soumise à la quantification des incertitudes. Il se déroule mensuellement, habituellement le premier mercredi de chaque mois, sous un format hybride qui mélange une salle de réunion à Paris et un streaming. Chaque séance se structure autour d’un exposé de quarante-cinq minutes, accompagné d’une discussion approfondie et d’un moment de réseautage informel. Les intervenants sont choisis par un comité scientifique qui s’assure à couvrir des domaines variés : risques financiers, actuariels, climatiques et industriels. Les participants, qu’ils soient doctorants, post-doctorants ou professionnels, peuvent poser des questions en direct et dialoguer avec le conférencier, ce qui stimule un transfert de connaissances bilatéral et dynamise les collaborations.
Les thèmes récents ont comporté la couverture profonde en présence de coûts de transaction, l’utilisation de modèles à changement de régime pour les risques émergents, et les méthodes de quantification d’incertitude pour les projections climatiques. Au-delà de la simple diffusion scientifique, le séminaire sert de levier pour détecter des partenariats et pour élaborer des réponses à des appels à projets nationaux ou européens. Les enregistrements des séances sont souvent mis à disposition sur notre site, avec l’accord des orateurs, afin de constituer une base de ressources durable pour la communauté. Nous mettons également en ligne des comptes rendus et des guides de lecture pour les articles discutés, ce qui aide aux nouveaux venus à maîtriser rapidement les sujets abordés.
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